lundi 25 octobre 2010

Le 24 Octobre Retour dans la nuit, le froid et la pluie...

Le retour...
Après un débarquement à près de 4 heures du matin, il n'y a guère le choix... C'est la route à prendre dans le froid du petit matin, le brouillard et les stations services qui à cette heure, en Espagne, ne délivrent que le carburant... pas de café...
Ce n'est qu'à Narbonne que je trouverai des croissants...mais comme je n'ai pas voulu trop me retarder et que ma fermeture éclair de veste de pluie ne marchait pas... je n'ai pas voulu me déshabiller pour prendre un café...
Puis ... à partir de Carcassonne c'est la pluie en plus du froid...Heureusement que j'ai trouvé un polaire à acheter pour me protéger un peu plus... Je ressemble au bonhomme MICHELIN sur ma moto mais, au moins je n'ai pas froid.
Par contre les pieds prennent l'eau... nobody is perfect.

Arrivée à la maison à 12h30 après une halte café à Toulouse...

22 octobre El JADIDA - TANGER puis traversée jusqu'à Barcelone le 23..

Départ à 5h 45 de EL JADIDA sans surprise cette fois en reprenant la moto sauf que la veille le gardien m'avait placé au fond du garage et que dans la nuit tout un tas de voitures de taxi avaient été stokées dans l'allée principale. Impossible de passer avec la moto. Le gardien a dû déplacer une dizaine de tacots pour me faire la place jusqu'à la sortie... Je fais le plein à la station en face le parking et je trouve un distributeur de billets pour me procurer les 200 dr qui, d'après mes estimations sur le prix de l'essence et de l'autoroute pourraient me manquer. Le premier est hors service et le second me dit que le serveur n'a pas répondu... Passe à cet instant un monsieur à qui je demande s'il connait un autre distributeur dans les environs pour obtenir 200 dr et je lui explique que je cherche cette somme éventuellement en les changeant contre 20€. Il me dit alors qu'il est prêt à me les donner et sort de son portefeuille 250 dr contre mes 20€. Je lui dit que cela est trop, il me répond que cela n'a pas d'importance... Allez dire après cela que les gens ne sont pas sympathiques...
Il est quand même pas loin de 6h45 lorsque je quitte cette ville, le ventre creux et les 13° de l'aube autour de moi... Quelques petits kilomètres plus loin je me suis arrêté pour mettre mon deuxième blouson tant le froid commençait à devenir inconfortable... puis quelques kilomètres encore pour un café croissant et changer mon deuxième blouson par la veste de pluie car le froid était bien présent...
Ce n'est qu'à l'arrivée dans la banlieue de Tanger vers 110h30 et un thermomètre à 23 que je me suis allégé.
Pour la route...autoroute tout le long pour gagner du temps et éviter de traverser les grandes villes que sont CASABLANCA et RABAT. Rien de magnifique en terme de paysage et une circulation assez chargée qui contraste avec celle de l'aller.
Arrivée au port achat du billet, mise au niveau minima de l'estomac puis mise au maximum du réservoir de carburant avec les deniers 160 dr qui me restaient (cela tombait bien, cela correspondait au complément du réservoir) m'ont occupé jusqu'à 13h45. Il était temps de revenir au port pour les formalités de confirmation du billet et de police des frontières.... Puis attente avec un groupe de motards qui venaient de finir comme moi leur tour de moto en Afrique; toutefois aucun n'avait dépassé le sud Maroc.
A cet instant, il est 18h06, je suis dans ma cabine qui devrait être partagée par trois autres.
Le départ ne devrait pas tarder mais je pense qu'il pourrait y avoir du retard ce qui n'arrange pas mon arrivée à Barcelone et m'obligera à prendre une nuit d'hôtel car je n'ai pas trop envie de rouler de nuit jusqu'à TOULOUSE ou BRIVE... bien que ce serait sans doute la surprise du Dimanche matin...
Le 23 Octobre..
Nous sommes enfin partis de Tanger avec 5h 15 de retard sur l'horaire prévu. Rien ne va plus pour l'arrivée à Barcelone qui devrait se situer vers 3h du matin. A cette heure là en comptant les délais des formalités, il ne faut pas imaginer trouver un hôtel. Ce sera donc la route directe vers la France et une arrivée vers 9h à la maison... Ce sera sans doute la grande surprise surtout si j'emmène les croissants du petit déjeuner... Reste aussi à trouver un bidon de 10 litres pour parer au problème de ravitaillement défaillant dans les stations service.

jeudi 21 octobre 2010

21 Octobre: TIZNIT - EL JADIDA - 513km

Vue depuis la terrasse de l'hotel
Départ tardif ce matin du bel hôtel de Aglou Plage. Bien entendu ce n'est pas à cause d'un réveil tardif...mais simplement que le linge que j'avais donné à mon arrivé n'était pas prêt et aussi parce que j'ai discuté avec un monsieur de Nîmes qui a fait un grand tour du Sud Maroc avec un 4x4 et aussi avec deux couples en campin-car du 47 avec des quads dans des remorques qui eux aussi avaient fait le grand sud marocain... Ils me donnent des idées...
Vue des falaises
Ce n'est donc que vers 10 heures que j'ai pris la route d'AGADIR puis de ESSAOUIRA. Route superbe qui longe la côte et ses falaises. Superbe mais fatigante mais je ne regrette pas. A un moment, à la sortie d'un virage j'ai été intrigué par un groupe de voitures en stationnement... J'ai ralenti et vu sur la mer tout un tas de surfeurs... Instant magique pour la photo et un petit film.


Pour le temps, le ciel est bleu limpide et la température relative est de 23°. Parfait pour rouler. Lorsque je m'arrête par contre, je sens bien que le soleil est bien plus chaud. J'ai vraiment de la chance d'avoir un temps idéal: pas chaud, pas froid, juste un peu de vent de temps en temps.

Arrivé à ESSAOUIRA vers 14h, j'ai fait le plein et mangé un morceau dans une station qui en plus m'a permis de me connecter pour vérifier les dates de bateau... Les prochains sont demain le 22 puis le 25...
videoSi je veux me donner quelques chances de prendre celui du 22, il faut que je m'approche de Tanger sans tarder car je ne veux pas attendre trois jours sans rien avoir à faire... C'est donc un peu de regrets et pas mal de fatigue que j'ai repris la route vers le nord en visant EL JADIDA à 250 km environ...
La route est belle, bordée d'arbres, le goudron bien plat et matérialisé, elle traverse de belles vallées et finit par une grande plaine. Manifestement, la culture ici bat son plein tout comme l'argan dans le coin d'ESSAOUIRA vu le nombre de vendeurs qu'il y avait sur le bord de route...
Arrivé TRES fatigué à l'étape, j'ai trouvé l'Hotel ROYAL au centre ville et une chambre à 125dr. Bien entendu pour ce prix, juste un lavabo... Pas d'autres chambres disponible sauf à l'hotel IBIS mais à 640dr...
La moto a même droit à un parking privé mais elle va me couter 20dr...

Il en me reste plus qu'à trouver un cyber, un petit repas. Ensuite, je crois que je ne vais pas tarder à trouver le sommeil pour un réveil aux aurores et 420 km à faire pour une arrivée escomptée vers 14h afin de conserver mes chances de départ avec le bateau de 18h...

20 Octobre - LAAYOUNE - TIZNIT 600km

La soirée à Laayoune a été bien agréable grâce à cinq ardéchois qui se sont retrouvés dans mon hôtel. Ils descendent avec trois R21 diésel surchargées au SENEGAL et espèrent passer par la digue de DIEMA... Bon courage d'autant que les véhicules ont bien plus de cinq années et que la piste est plutôt défoncée et pleine d'eau...
Par ailleurs, j'ai pu me procurer deux petits sacs de sport qui vont remplacer mes deux valises à outils qui n'en peuvent plus et risquent de me lâcher en pleine route... Il ne me reste plus qu'à les accrocher avec les tendeurs que j'ai et le tour est joué au moins pendant les jours qui restent de ce périple...
Départ le matin, comme d'habitude à 8h et quelques minutes après la mauvaise surprise de la nuit...on m'a volé la tente qui était restée sur la moto. C' est vrai que c'était un peu de la provocation, mais le gardien était là...alors...
Entrée de Guelim.. voir sur la montagne
Et bien, maintenant je le sais...les gardiens dorment aussi ou sont complices....C'était un touarehg et comme il est habitué à dormir sous la tente, il a du avoir envie de changer de mobilier....
La route est toujours aussi bonne et droite, le soleil a été au rendez-aussi mais sans excès si bien que globalement les 600 km se sont passés plutôt bien. Le repas a été rapide à TAN TAN, quatre bananes pour 40 dr...
A GUELIM, j'ai pris la route par IFNI dont mon ami de TIZNIT m'avait dit qu'elle était superbe. C'est vrai avec pendant de nombreux kilomètres des champs de figues de barbarie.
A l'hôtel d'AGLOU plage, le même qu'à l'aller j'ai eu droit à la même chambre pour le même prix soit 170 dr. C'est le prix que j'ai payé à LAAYOUNE mais ici la qualité de l'hotel est là avec vue sur la plage et des prestations de grande qualité....
Le soir, j'ai retrouvé mon ami TAYED qui m'a à nouveau invité à prendre le tajine chez lui et sa femme, une vrai marocaine bachée et tout, m'a fait régaler.
Demain direction AGADIR puis ESSAOUIRA par la côte...

mardi 19 octobre 2010

19 Octobre : Station-hôtel - Laayoune 700km

Comme prévu, départ à 8 heures de la "station-hôtel" à 80 km à l'intérieur du Sahara Marocain après un petit déjeuner rapide. La météo est couverte, il fait doux...et la route sera longue jusqu'à l'étape prévue à 700 km au nord.
Au fond DAKLA
Jusqu'à l'embranchement de DAKHLA à 220 km du départ, pas de problème. La station service qui est située au carrefour vers cette ville et le nord est toujours à sa place ainsi que le poste de gendarmerie qui bien entendu a contrôlé mon passeport. Mais cette fois, on ne me demande pas de fiche de renseignements...
La suite de la route en direction de Boudjour à 250 km se fait sous un ciel encore nuageux mais moins qu'au départ...
Les paysages sont fantastiques. Ce sont sans doute les plus beaux de tout le parcours. Bien entendu, il n'y a personne. Lorsque je m'arrête pour me dégourdir les jambes et reposer mes fesses, le bruit assourdissant du silence se fait entendre. Pas un seul bruit, même pas celui d'un oiseau... Seul au loin, un bruit de moteur qui annonce un camion ou une voiture à plus de 3 ou 4 kilomètres...
Sable, pierres, peu de relief
A Boudjour, vers 14h, un restaurant affiche "Fruits de Mer". Je m'y arrête presque illico pensant trouver des crustacés ou mieux encore une langouste... Croyez moi, j'y ai mangé de délicieuses cotellettes de mouton avec une salade et quelques frites arrosés de coca: le tout pour 45 dirham soit à peine plus de 4€.
Une fois l'estomac un peu calé et le réservoir de la machine plein à raz, départ pour les derniers 180 km sous un soleil bien sympathique.
Il fait désormais bon, 25° en roulant... Je pensais crouler de chaleur dans le désert; ma foi ces trois derniers jours étaient bien contraires à ce que l'on pense trouver dans cet endroit du monde: des pluies parfois des trombes d'eau, des nuages et un soleil doux...
Arrivé vers 16h 30 à l'hôtel Mekka - le même qu'à l'aller... douche chaude réparatrice, sms à la famille et recherche d'un cyber pour poster mes news.
Demain étape prévue à TIZNIT où je vais essayer de rester deux jours pour permettre un peu de lavage car mes affaires commencent à se faire rares et ont un parfum un peu négligé...

18 Octobre - Nouakchott- Frontière Maroc

Le départ de l'auberge du Désert à Nouakchott a été matinal, vers 7h 45 mais la sortie de la ville a été plus tardive à cause de la recherche d'essence... Décidément dans ce pays, ils ne pensent pas aux touristes en voitures à essence. Ce n'est qu'à la 4ième station que j'ai pu faire le plein de mes bidons et de mon réservoir. J'ai donc pris mes précautions et c'est avec 15 litres de plus que je suis parti en direction du nord.
Le temps a été gris pendant toute la première partie du trajet soit jusqu'à la station total située à 250 km environ de Nouakchott. J'avais mis les vêtements de pluie au départ mais les ai enlevé au bout de 100 km parce qu'ils devenaient inutiles.
A la station total... pas d'essence...comme à l'aller... J'ai donc utilisé deux des trois bidons de 5l pour reprendre la route après avoir avalé une demi baguette et une vache qui rit.
A 25 km de la station, les pluies ont submergé la route à deux endroits dont un avec une hauteur d'eau d'environ 30cm. Je suis passé sans problème sauf que je me suis fait mouiller les pieds par la vague causée par un camion arrivant en sens inverse et qui bien entendu se fichait pas mal de moi et de ma petite moto...

Le temps devenant de plus en plus menaçant et je me suis ré-équipé de ma protection pluie quelques kilomètres plus loin... et heureusement. C'est un véritable déluge qui m'a noyé pendant environ 100 km jusqu'à la frontière avec le Maroc où je suis arrivé vers 14 heures.
Les formalités ont été bien plus rapide qu'à l'aller et j'ai pu reprendre la route en moins d'une heure avec une la surprise de trouver un groupe d'Africa Twin qui s'amusaient à prendre les pistes du Paris-Dakar...

Finalement c'est vers 16 heures que je suis arrivé au complexe station-hotel situé à 80 km à l'intérieur du Maroc où j'ai passé une bonne partie de la soirée à discuter avec un espagnol originaire du Maroc qui allait vendre sa mercédes dans le no man's land...
Journée vraiment particulière que celle-ci: traverser le désert sous la douche des nuages.... pas fréquent... J'ai quand même préféré qu'à l'aller où j'avais vraiment souffert de la chaleur...
Demain, grosse étape de 700 km jusqu'à Layoone... mais je n'ai pas le choix compte tenu de l'absence d'hôtel entre les deux points sauf à m'arrêter à Darlha à 230 km environ... A voir...

dimanche 17 octobre 2010

17 Octobre: KIFFA - NOUAKCHOTT 600 Km

Pourtant, je m'étais bien dit que je ne voulais pas forcer aprés mes deux jours à plus de 600 km. Mais voilà, la météo était au rendez-vous.
En partant de KIFFA, le soleil était là... puis peu à peu le ciel s'est voilé.... et à hauteur de ALEG quelques gouttes sont apparues... D'abord timides puis peu à peu c'est une véritable pluie fine qui n'a pas cessé de tomber.
Au début, j'ai roulé sans protection mais au bout d'un certain temps, je me suis équipé en pluie...
La teinte ocre du sable est encore
plus marquée que sur la photo. 
Mais quelle sensation de rouler sous le crachin alors que l'on est en plein désert avec ce sable qui prend une teinte ocre de toute beauté. J'en ai pris plein les yeux sur tout le parcours et cela m'a fait oublier le mal au fesse et au dos...
Sublime
Arrivé à Nouakchott, cela a été un peu duraille de retrouver l'auberge du désert... En plus la pluie dans cette ville rend les rues glissante du fait de la présence de beaucoup de sable et les flaques d'eau ressemblent à des lacs... Toute l'astuce est de tenter de ne pas poser le pied par terre au milieu de la piscine... J'y suis parvenu... sauf une fois... J'ai donc gagné un bain de pieds.
Demain direction le nord pour rejoindre le Maroc à 480 km environ. Je pense partir de bonne heure pour être assez tot à la frontière et ne pas la trouver fermée... On verra aussi s'il y a de l'essence à l'unique station à mi-parcours... mais cette fois j'ai pris mes précautions...

16 Octobre: Niéma - Kiffa

Départ à 8 heures de l'hôtel KARTA puis plein d'essence du réservoir et des deux bidons de 5l dont les bouchons ne sont hélas pas étanches... Après quelques péripéties pour les maintenir sur la moto dans la bonne position...me voici parti.
La route est belle...
Je ne m'étais pas rendu compte à l'aller que le poste frontière était aussi loin... ce n'est qu'à plus de 10h 45 que j'y suis arrivé. Comme à l'aller, cela n'a pas posé trop de problème sauf pour l'assurance moto pour la Mauritanie (que j'ai réussi à prendre coté Mali pour moins cher qu'à l'aller) qui a été un peu long pour remplir au moins dix fois les mêmes informations sur des formulaires différents ou à des endroits différents sur le même formulaire.
C'est finalement vers 11h 30 que j'ai eu terminé les formalités de sortie du Mali et d'entrée en Mauritanie.
Au passage, le douanier a presque rigolé jaune lorsque j'ai dit qu'un information circulait sur internet indiquant que les français ne pouvaient circuler qu'en convoi...
Paysage de western...
Jusqu'à AYOUN pas de problème: la route est plutôt bonne avec quelques trous mais rien de bien méchant. Le seul problème est que dans cette ville, ils sont fâchés contre l'essence... pas moyen d'en trouver un litre dans les stations...
Je me suis donc résolu à partir vers KIFFA en utilisant mes 10 litres de réserve tout en calculant que normalement je devrai arriver avec deux litres de rabiot... ce qui ne m'enchantait guère.


En passant à TINTANE, je me suis arrêté boire un jus de fruit et j'ai demandé s'il y avait de l'essence. Pas d'essence...sauf un monsieur qui m'a demandé combien j'en voulais. Comme mon besoin n'était que de 5 litres par sécurité, il m'a dit qu'il en avait et m'a emmené chez un genre de garage de pièces détachées de Mercédes ou on m'a vendu au double du prix ou presque le "très précieux" liquide.
Il arrive de voir quelqu'un qui garde...
mais c'est rare...
Après cela, je suis reparti le cœur plus léger pour les 140 dernier kilomètres de la journée: 140 kilomètres de trous... C'est donc à 110 que j'ai survolé les trous en question en faisant bien attention d'éviter les plus longs et les ânes, les chèvres et les bœufs qui se font un malin plaisir à ne pas être dans la trajectoire des trous.
C'est finalement à 16h 30 que je suis arrivé KIFFA où je me suis installé pour la nuit au Phare du désert qui est bien connue sur la route parce qu'il est au milieu et le point habituel d'arrêt des voyageurs sur cet axe. 10 000 ougia avec le petit déjeuner pour une chambre au toit pointu en forme de tente bédouine et climatisée... L'eau est froide et coule peu dans la douche mais elle a été bien venue... J'ai d'ailleurs pris me douche avec une petite grenouille qui se trouvait dans le bac à douche et qui a eu bien plus peur que moi...
Les ânes sont partout
Pendant le repas, j'ai discuté avec le patron qui m'a confirmé avoir vu Raymonde et le groupe des 2CV avec lequel elle était. Il a été triste bien entendu d'apprendre sa mort...

Demain sera encore une belle journée avec 600 km à faire pour passer ALEG à 344 kilomètre puis Nouakchott à 260... Mais je risque de stopper à Aleg car je n'ai pas envie de faire la course au point de trop me fatiger avant les étapes longues du sud Maroc...

15 Octobre... Le retour SIKASSO - DIEMA

C'est à cause de l'assurance de la moto qui se termine le 16 et que je ne peux prolonger qu'en prenant un contrat d'un an, que je n'ai d'autre solution que de quitter le Mali avant le 17.
Compte tenu que j'ai fini de faire ce que je devais pour l'association Brive Sikasso et que mon passage à SEGOU ne m'aurait pas permis de rencontrer les gens de l'association des Buveurs de Bière de Ségou, j'ai décidé - mais avais je le choix - de prendre la route.
Sur la route du retour
Ainsi il fallait que je rejoingne DIEMA pour quitter le 16,,, 731 km à faire dans la journée avec en prime la traversée de la capitale que je ne connais pas...
Je suis donc parti à 7h de SIKASSO, plus tôt aurait été possible d'une demie heure mais guère plus compte tenu du lever du soleil... A cette heure là, je n'avais pas pris mon petit déjeuner et je me suis arrété à environ une centaine de kilométres dans une gargotte pour boire un café avec du pain. Or le café, c'est un saché de thé plus une cullère de nescafé et en prime une pincée de citron et du sucre.... Me croyez ou pas c'est délicieux....
Je suis arrivé à BAMAKO un peu avant midi et avec l'aide de renseignements glanés auprés des policiers locaux et un peu de bon sens, j'en suis sorti 45 minutes après... J'ai acheté quelques biscuits un peu d'eau et j'ai repris la route parce que j'avais encore plus de 300 km à faire.
Ils ont été les plus durs. Je me suis même arrété pour dormir un peu sous un arbre tellement j'étais fatigué et harrassé par la chaleur lourde qu'il faisait. Le termométre de la moto indiquait 32 degré au plus chaud en roulant alors que le soleil était la plupart du tems voilé par les nuage...
Enfin je suis arrivé vers 17 heures à j'hotel KARTA que j'avais déjà utilisé à l'aller... Pas de surprise: pas cher, mais on en a pour son argent. L'essentiel et rien de plus; un lit rude, un ventilateur bruyant, une moustiquaire... et un repas de pates avec quelques morceaux de viande arrosé de deux biéres et d'un coca.... le tout pour 10 000 cfa.
Demain direction le nord pour rejoindre la Mauritanie et la route de l'espoir que je vais faire cette fois ci en sens inverse.. La journée sera sans doute également chaude mais je pense que je ne ferai pas aurant de kilométres.... Pas plus de 500 avec cette fois ci deux bidon de 5l de réserve en plus pour ne pas avoir le problème de l'aller ou il n'y avait pas d'essence à AYOUN....

dimanche 10 octobre 2010

Un crocodile...c'est beau

Il me regarde avec envie
En ce beau lundi, j'ai saisi l'occasion de la visite d'une candadienne et de son fils au lac des crocodiles sacrés de BAZOULE pour me joindre à eux... Faut dire que ANNELISE et ARTHUR son fils de 15 ans sont trés agréables et comme la petite communauté de la case d'Hotes s'entend bien...
Nous étions donc 4 à prendre place dans le taxi qui nous y a emmené - un jeune ami burkinabé d'ANNELISE s'est également joint à nous.
Petit voyage de 45 minutes et nous voici en "brousse" ou il faut payer l'entrée et acheter un poulet pour les crocos...




A l'arrivée, on est guidé vers un grand étang puis vers uns zone plus sèche. Le poulet attaché au bout d'un bâton, avec ses cris attire les crocodiles qui ne sont pas si agressifs que cela au point de pouvoir s'y "asseoir" dessus ou même les tirer par la queue..



Il ne faut quand même pas trop insister... on ne sait jamais...

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Puis vient le temps d'aller à l'étang pour le festin des animaux... Ils ne sont pas trop voraces parce que la veille avait eu lieu une cérémonie en leur faveur et ils avaient été copieusement nourris...