dimanche 17 octobre 2010

16 Octobre: Niéma - Kiffa

Départ à 8 heures de l'hôtel KARTA puis plein d'essence du réservoir et des deux bidons de 5l dont les bouchons ne sont hélas pas étanches... Après quelques péripéties pour les maintenir sur la moto dans la bonne position...me voici parti.
La route est belle...
Je ne m'étais pas rendu compte à l'aller que le poste frontière était aussi loin... ce n'est qu'à plus de 10h 45 que j'y suis arrivé. Comme à l'aller, cela n'a pas posé trop de problème sauf pour l'assurance moto pour la Mauritanie (que j'ai réussi à prendre coté Mali pour moins cher qu'à l'aller) qui a été un peu long pour remplir au moins dix fois les mêmes informations sur des formulaires différents ou à des endroits différents sur le même formulaire.
C'est finalement vers 11h 30 que j'ai eu terminé les formalités de sortie du Mali et d'entrée en Mauritanie.
Au passage, le douanier a presque rigolé jaune lorsque j'ai dit qu'un information circulait sur internet indiquant que les français ne pouvaient circuler qu'en convoi...
Paysage de western...
Jusqu'à AYOUN pas de problème: la route est plutôt bonne avec quelques trous mais rien de bien méchant. Le seul problème est que dans cette ville, ils sont fâchés contre l'essence... pas moyen d'en trouver un litre dans les stations...
Je me suis donc résolu à partir vers KIFFA en utilisant mes 10 litres de réserve tout en calculant que normalement je devrai arriver avec deux litres de rabiot... ce qui ne m'enchantait guère.


En passant à TINTANE, je me suis arrêté boire un jus de fruit et j'ai demandé s'il y avait de l'essence. Pas d'essence...sauf un monsieur qui m'a demandé combien j'en voulais. Comme mon besoin n'était que de 5 litres par sécurité, il m'a dit qu'il en avait et m'a emmené chez un genre de garage de pièces détachées de Mercédes ou on m'a vendu au double du prix ou presque le "très précieux" liquide.
Il arrive de voir quelqu'un qui garde...
mais c'est rare...
Après cela, je suis reparti le cœur plus léger pour les 140 dernier kilomètres de la journée: 140 kilomètres de trous... C'est donc à 110 que j'ai survolé les trous en question en faisant bien attention d'éviter les plus longs et les ânes, les chèvres et les bœufs qui se font un malin plaisir à ne pas être dans la trajectoire des trous.
C'est finalement à 16h 30 que je suis arrivé KIFFA où je me suis installé pour la nuit au Phare du désert qui est bien connue sur la route parce qu'il est au milieu et le point habituel d'arrêt des voyageurs sur cet axe. 10 000 ougia avec le petit déjeuner pour une chambre au toit pointu en forme de tente bédouine et climatisée... L'eau est froide et coule peu dans la douche mais elle a été bien venue... J'ai d'ailleurs pris me douche avec une petite grenouille qui se trouvait dans le bac à douche et qui a eu bien plus peur que moi...
Les ânes sont partout
Pendant le repas, j'ai discuté avec le patron qui m'a confirmé avoir vu Raymonde et le groupe des 2CV avec lequel elle était. Il a été triste bien entendu d'apprendre sa mort...

Demain sera encore une belle journée avec 600 km à faire pour passer ALEG à 344 kilomètre puis Nouakchott à 260... Mais je risque de stopper à Aleg car je n'ai pas envie de faire la course au point de trop me fatiger avant les étapes longues du sud Maroc...

Aucun commentaire: